A l’occasion de la campagne Européenne de 2009, l’AFEI et l’OIP ont interrogé les candidats aux élections européennes de la région Sud/Est sur la nature de leur engagement concernant la parité entre les femmes et les hommes.
8 partis politiques nous ont répondu, 2 ne présentent pas de candidats (MRC, PRG), 3 ont transmis le courrier (MODEM, UMP, PS), 3 nous répondent précisément :
Debout La République (Michèle VIANES, tête de liste), Europe Ecologie (Christine GARNIER, Présidente des Verts de l’Isère) , Front de Gauche (Marie Christine VERGIAT, Tête de liste).
Le faible taux de réponses interroge sérieusement sur la considération portée à l’égalité entre les femmes et les hommes par les partis politiques.
Même si les partis politiques ont l’obligation de présenter des listes paritaires, nous constatons, au vu des têtes de liste que la parité n’est pas une réalité.
1. La parité et le scrutin de liste.
En France à l’échelle des 8 circonscriptions, seriez-vous d’accord pour assurer, par la loi, la parité au niveau des têtes de liste?
Bernard SOULAGE (PS)
Trois de nos têtes de liste sur un total de huit circonscriptions électorales (Eurorégion Ouest : Bernadette VERGNAUD / Est : Catherine TRAUTMANN / Outre-Mer : Ericka BAREIGTS) sont des femmes. Le Parti Socialiste est proche de la parité quant aux têtes de liste pour ces élections européennes.
Certes, il nous reste du chemin à parcourir. Mais preuve n’est plus à faire que nous nous sommes résolument engagés sur le chemin de l’égalité Hommes/Femmes.
S’il nous faut passer par la loi pour contraindre l’ensemble des acteurs politiques, nous devrons y recourir.
Toutefois, veillons à faire strictement appliquer les lois existantes avant que de créer un nouvel arsenal législatif.
Etes-vous d’accord pour promouvoir la parité dans les scrutins de listes pour l’ensemble des pays de l’Union européenne?
Christine GARNIER (Europe Ecologie) :
Nous sommes bien entendu favorables à ce que la loi oblige toutes les listes à la parité des têtes de liste. Nous avons presque la parité des têtes de liste dans les 8 circonscriptions :
- 3 femmes : Michèle Rivasi (Sud-Est), Sandrine Bélier, Hélène Flautre. La 2° de liste d’Ile de France, Eva Joly, fait campagne à égalité avec les têtes de liste.
- 5 hommes :Daniel Cohn-Bendit, José Bové, Harry Durimel, Jean-Paul Besset, Yannnick Jadot.
A noter que nous avons tenu à ce qu’il y ait une femme, Sandrine Bélier, parmi les têtes de liste issues du monde associatif.
Nous sommes tout à fait d’accord pour la parité dans les scrutins de liste pour tous les pays de l’union européenne.
Bernard SOULAGE (PS)
Oui
Mme Marie Christine VERGIAT (Front de Gauche)
En France : Dans le cadre de cette élection, le Front de Gauche a placé comme tête de liste autant de femmes que d’hommes réservant même une des deux circonscriptions les plus gagnables pour ces candidats à une femme et de surcroît à une femme non inscrite dans un des partis qui le composent. C’est pourquoi, je suis tête de liste dans cette grande circonscription du Sud/Est qui est la deuxième circonscription en termes de population après celle d’Ile de France.
Je pense donc que lorsqu’on a la volonté politique de promouvoir l’égal accès des femmes et des hommes à des postes de responsabilité en politique comme partout ailleurs, on peut le faire et on le fait. C’est ce que veut démontrer le Front de Gauche comme le font d’ailleurs les partis qui le composent notamment à l’Assemblée Nationale et au Sénat. On peut d’ailleurs noter que Madame Nicole BORVOO, présidente du groupe communiste au Sénat, est la seule femme présidente de groupes parlementaires en France.
Malheureusement, une telle volonté politique n’existe pas dans la très grande majorité des partis politiques français et il a fallu des mesures législatives contraignantes pour faire bouger les choses et encore… En effet, dans beaucoup de cas, les places et les circonscriptions réservées à des femmes sont souvent les plus difficiles à conquérir. Ce qui explique que les femmes, alors qu’elles sont majoritaires dans la population, restent aussi peu nombreuses dans les assemblées parlementaires et à la tête des exécutifs des collectivités territoriales et ce, alors même que le nombre de femmes élues est, grâce aux différents dispositifs législatifs, en nette progression.
Aujourd’hui, les faits sont là et il est sans doute nécessaire de procéder une nouvelle fois par la contrainte pour aller plus vite vers cette réelle égalité entre les hommes et les femmes en politique.
Cela ne doit pour autant pas empêcher un nécessaire travail d’éducation civique et populaire pour faire bouger en profondeur la place et le rôle des femmes et des hommes dans la société en général car c’est par ce travail que l’on pourra aboutir durablement à une égalité réelle entre les deux sexes. Il est aussi important de faire bouger les choses et notamment les « a priori » dans les têtes que dans les textes. Et ceci vaut tant pour les femmes que pour les hommes.
En Europe : La France a longtemps été un exemple à suivre pour de nombreux pays européens. Nous sommes favorables à une harmonisation européenne par le haut pour l’égalité hommes/femmes comme pour l’égalité sociale. L’instauration de modes d’élection identiques dans tous les pays européens faciliterait d’ailleurs la construction d’une Europe politique et permettrait le développement de la citoyenneté européenne.
Mme Michèle VIANES (Debout La République)
Promouvoir la parité dans les têtes de liste, les postes à responsabilité, les scrutins de liste et la stricte alternance des femmes et des hommes dans les dites listes font partie de mes actions quotidiennes depuis plus de 10 ans. La directrice de campagne, Maguy GIRERD, est également sur ces positions.
2. La parité dans l’équipe de campagne.
Quelle est la répartition femmes/hommes dans l’équipe de direction de votre campagne (directeur de campagne, porte parole, etc.)?
Christine GARNIER (Europe Ecologie) :
Nationalement : 2 porte-paroles nationaux Cécile Duflot et Pascal Durand
Sud-Est : la tête de liste est une femme, Michèle Rivasi. Le directeur de campagne est un homme.
Dans d’autres circonscriptions on trouve des directrices de campagne (Centre : Danielle Auroi, Grand Est Patricia Gueguen)
Bernard SOULAGE (PS)
Du strict point de vue de la grande région Sud-est, comprenant les régions Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte
d’Azur et Corse, notre équipe de campagne est harmonieusement équilibrée entre hommes et femmes.
Si notre Directeur de campagne, Patrick Menucci, Vice-président de la région PACA, Maire du 1er secteur de
Marseille et élu communautaire à la Communauté Urbaine Marseille Provence Métropole, ainsi que notre Porteparole,
Bernard Soulage, Député européen et 1er Vice-président de la région Rhône-Alpes, sont deux hommes, le
reste de cette équipe se compose uniquement de femmes : Martine Roure, Députée européenne, en charge de la
riposte, Maud de Bouteiller, Directrice de cabinet de la mairie du 1er secteur de Marseille et attachée de presse
pour cette campagne, Nathalie Pigamo, Conseillère municipale de Marseille et également candidate à ces
élections européennes sur notre liste.
Il convient d’ajouter à cela les postes de relais départementaux à cette campagne, occupés par de nombreuses femmes dans notre circonscription, à l’exemple de Cécile Michaux, Directrice de cabinet de la fédération socialiste du Rhône et directrice de campagne pour ce territoire, ou Béatrice Frécenon, Directrice adjointe de cabinet au Conseil général de la Drôme, 1ère secrétaire fédérale et directrice de campagne dans ce département.
Mme Marie Christine VERGIAT (Front de Gauche)
Nous n’avons pas une équipe de campagne structurée au sens où vous semblez l’entendre. L’équipe de campagne est formée d’abord par les candidats et vu la nature des listes, elle est donc forcément paritaire. De nombreux militants sont intégrés dans cette équipe dans chacun des 16 départements qui composent la circonscription et je constate que les femmes sont autant représentées que les hommes y compris dans les postes à responsabilité et chez les élu(e)s. Je peux vous préciser que mes deux principaux collaborateurs sont une femme et un homme.
3. La parité et votre programme.
La question de l’égalité femmes/hommes est-elle abordée dans votre programme? Si c’est le cas, de quelle manière?
Si votre parti politique en avait la possibilité, prendriez-vous des mesures volontaristes pour promouvoir la parité dans les institutions européennes, en particulier à la Commission européenne et au Conseil européen?
Madame Christine GARNIER (Europe Ecologie) :
Dans le pilier « Droits humains », nous affirmons :
«NOUS VOULONS UNE EUROPE OUVERTE QUI ACCUEILLE, respecte et développe des droits égaux pour toutes et tous. La garantie des droits et des libertés fondamentales à tou-te-s les citoyen-e-s fait partie intégrante du projet européen. Le refus de toute forme de discrimination fondée sur le sexe, l’origine, l’appartenance à une minorité ethnique ou culturelle, la religion, les handicaps, la santé, l’âge, l’orientation sexuelle et l’identité de genre doit être garanti par un droit européen supranational dont les principes sont inscrits dans la Charte des droits fondamentaux, une directive couvrant l’ensemble des motifs de discrimination dans tous les domaines de compétence de l’Union européenne. »
Plus loin nous écrivons « L’UNION EUROPÉENNE DOIT CONTINUER À AMÉLIORER SA LÉGISLATION pour garantir l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. »
Nous proposons en particulier l’adoption de la Clause de l’européenne la plus favorisée : « LES DROITS FONDAMENTAUX DES FEMMES doivent être respectés dans tous les domaines : choisir de donner la vie, droit de la famille, protection contre les violences faites aux femmes, droit du travail, droits politiques. Nous proposons d’appliquer à toutes les Européennes les meilleures lois existant dans l’UE. Par exemple, concernant la lutte contre les violences faites aux femmes, la « loi cadre » d’Espagne, qui prend le problème dans sa globalité : une prévention dès l’enfance dans les programmes d’éducation, une vraie protection des femmes victimes et un programme spécifique pour les hommes violents. Des tribunaux dédiés aux « violences domestiques » ont même été créés.
Chacune des 253 millions d’Européennes doit pouvoir bénéficier de ces mesures.
UNE CLAUSE DITE DE « L’EUROPÉENNE LA PLUS FAVORISÉE » constituerait une traduction concrète de la construction européenne, dans sa dimension sociale, politique et culturelle, pas seulement économique. Elle pourrait s’établir au moyen d’une directive européenne qui stipulerait que « chaque État membre appliquera à ses citoyennes un bouquet législatif composé des lois les plus avancées existant dans l’un des 27 pays »
Choisir la cause des femmes : La directive intégrera en même temps la Convention des Nations Unies contre les discriminations faites aux femmes (CEDAW) avec possibilité de recours contre les États qui ne la respectent pas. Une Charte européenne des droits des femmes renforcera ces propositions. »
Concernant l’organisation politique de l’Europe, nous proposons un nouveau processus constituant construisant un nouveau système institutionnel démocratique.
En attendant la nouvelle Constitution, nous sommes favorables à la parité dans toutes les institutions européennes, dont la Commission et le Conseil européen.
Bernard SOULAGE (PS)
L’égalité des genres est un droit fondamental et une valeur forte de l’Union européenne. Elle constitue un
principe prioritaire dans le combat politique du PS aux plans national et européen.
Nous voulons atteindre une participation équilibrée des femmes et des hommes dans la vie politique, sociale et économique, ainsi qu’en matière de vie professionnelle et de vie familiale. Nous devons cependant continuer nos efforts.
Malgré une amélioration importante de leurs droits grâce notamment à la législation européenne, les femmes continuent à subir maintes discriminations et violences : les inégalités salariales continuent de peser (avec une moyenne de 15% de différence salariale à travail égal), 500 000 femmes par an sont victimes de la traite en Europe de l’Ouest, 13% des femmes en Europe sont victimes de violence domestique, elles ne représentent que 17,1% des chefs d’entreprise et sont peu représentées dans les instances politiques.
Nous ne pouvons accepter cette situation, qui va à l’encontre de principes aux fondements de notre société.
C’est pourquoi nous souscrivons pleinement à la quatrième proposition du Manifeste du PSE, le programme commun de toutes les formations socialistes en Europe : parvenir à l’égalité des genres en Europe et en faire une réalité pour tous.
Les moyens que nous proposons pour atteindre cette égalité sont nombreux, et rejoignent les préoccupations de votre association.
Nous avons adopté en avril, malgré l’opposition de la droite européenne, une proposition de directive visant à mettre en oeuvre le principe de l’égalité de traitement entre les personnes sans distinction de religion ou de convictions, de handicap, d’âge ou d’orientation sexuelle. Ce sont maintenant les Etats membres qui doivent confirmer la décision du Parlement européen et mettre en oeuvre cette législation, mais nous restons vigilants afin de vérifier que les institutions publiques accueillent et traitent les femmes et les hommes sans distinction de sexe ni de religion.
Mais il nous faut aller plus loin. Ainsi, nous proposons la création d’une Charte européenne des droits de la femme pour améliorer les droits effectifs des femmes dans toute l’UE. Le respect des droits de nos concitoyennes ne peut passer que par la création de cette Charte et l’application effective de la clause de l’Européenne la plus favorisée.
Nous ne pouvons plus nous permettre d’attendre plus encore, et cela doit également passer par des quotas, pour plus de femmes chefs d’entreprise, femmes scientifiques et chercheuses.
Nous nous battrons également pour la création d’un poste de Commissaire européen à l’égalité femmes-hommes et une représentation politique paritaire dans toutes les instances européennes
Nous proposons d’intensifier la lutte contre les violences faites aux femmes, notamment celles frappant les femmes issues de minorités ethniques, à travers les programmes et fonds européens à disposition. Parmi nos victoires au cours de ce mandat, nous avons obtenu du Conseil de l’Union européenne une augmentation de 50% du budget alloué au programme DAPHNE de lutte contre la violence faite aux femmes, programme indispensable à cette lutte au quotidien.
Nous, parti socialiste, prônons l’intensification de la coopération européenne afin de mieux lutter contre le trafic d’être humains et l’exploitation sexuelle, dont les victimes sont majoritairement des femmes, ainsi que la création d’une Année européenne contre la violence faite aux femmes.
Nous condamnons fermement toute violence envers les femmes, notamment celles liées à la religion et soutenons la Résolution du Conseil « Femmes et religions en Europe ». Afin de mettre en oeuvre cette résolution, nous proposons d’adopter un rapport d’initiative sur cette question, en relayant les positions du Conseil de l’Europe.
Le droit à l’IVG et à la contraception représentent des acquis extrêmement importants pour les femmes, et ne peuvent être remis en cause. Au sein du PSE, nous nous engageons à garantir et défendre les droits des femmes en matière de vie sexuelle et de santé reproductive dans toute l’UE. Au contraire de la majorité PPE qui vote systématiquement contre toute proposition de légalisation de l’avortement, nous voudrions la voir s’appliquer dans tous les Etats membres de l’UE.
L’égalité Hommes/Femmes doit également passer par l’amélioration de la conciliation vie professionnelle-vie familiale par l’accueil accru d’enfants dans les services de petite enfance et les classes maternelle (objectif européen de 33% d’enfants de moins de 3 ans accueillis dans les services de petite enfance et de 90% de scolarisation en classe maternelle)
Nous soutenons l’égal accès au mariage civil et l’égal accès au divorce pour tous les citoyens, ainsi que le fait que les femmes soient titulaires de leurs droits en leur nom propre, et utilisons tous les moyens à notre disposition afin de faire appliquer ces principes. Malheureusement, il s’agit là d’un domaine de la compétence des Etats membres.
Nous nous battons enfin pour que les institutions européennes arrêtent systématiquement les subventions européennes en cas de violation des droits des femmes (La Cour des Comptes européenne est tenue d’informer les personnes responsables au sein de la Commission européenne en cas de mauvaise utilisation des subventions).
Le sujet est vaste et il n’est évident d’être exhaustif dans nos propositions, tant la tâche demeure immense. Sur les questions relatives à l’égalité des genres, les socialistes français et européens défendent un programme concret et ambitieux, au travers de son Manifesto. Nous vous invitons à le consulter sur Internet (www.changerleurope.fr / ou cette page spécifique sur le blog de soutien à Bernadette Vergnaud :
http://bvergnaudps.canalblog.com/archives/2009/05/08/13658178.html) pour plus d’informations.
Si votre parti politique en avait la possibilité, prendriez-vous des mesures volontaristes pour promouvoir la parité dans les institutions européennes, en particulier à la Commission européenne et au Conseil européen ?
Bernard SOULAGE (PS)
Si nous nous battons pour une égale représentation dans tous les organes et l’administration de l’Union
européenne, la structure institutionnelle de l’Union européenne rend particulièrement difficile l’application de
telles mesures dans l’immédiat.
Le Conseil se trouve en effet être la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union, dont nous ne
pouvons ni devons contraindre la désignation.
La Commission se trouve elle-même composée de figures désignées par chacun des Etat-membres, et il semble
difficile de faire valoir une obligation de genre dans cette configuration, ni même de contraindre ces désignations.
Nous continuerons cependant à nous battre pour que le Parlement européen, dans les auditions qu’il fait passer
aux Commissaires désignés, veille à ce que rien ne vienne bafouer ce principe de l’égalité Hommes/Femmes –
comme ce fut le cas grâce à la Commission des libertés publiques du Parlement européen, au sujet du
Commissaire désigné Rocco Buttiglione pour ses propos sur l’homosexualité (qualifiée de « péché »), le rôle des
femmes dans la société et le traitement des réfugiés lors de son audition au Parlement européen.
Le Parlement doit plus encore se vouloir un exemple dans la promotion de l’égalité hommes/femmes, à l’exemple
du groupe socialiste qui compte 40% de femmes dans ses rangs – contre seulement 13% pour le PPE, loin de tenir
cette question pour essentielle.
Mme Marie Christine VERGIAT (Front de Gauche)
Nous souhaitons tout faire pour favoriser l’égalité entre les femmes et les hommes. C’est pourquoi nous souhaitons promouvoir la clause de l’Européenne la plus favorisée. Nous pensons que c’est vers le haut que l’Europe doit se construire.
La mise en place de cette clause empêcherait des écarts insupportables entre les femmes européennes notamment en ce qui concerne le droit à l’avortement qui n’est pas encore reconnu dans 4 pays de l’Union.
Mme Michèle VIANES (Debout La République)
Je me présente aux élections en tant que républicaine, laïque et féministe.
Mon engagement pour la parité est ancien, connu et reconnu. Responsable de regards de femmes. J’ai agi pour obtenir la modification de la Constitution en 1999. Ensuite avec Elles Aussi, nous avons organisé des forums pour inciter les femmes à être conseillère municipale.
Elue à Caluire et Cuire (Rhône) en 2001, déléguée à l’égalité en droit des femmes et des hommes, j’ai poursuivi les actions pour favoriser aussi bien dans les instances politiques que dans toutes les instances représentatives et de décision la parité Femmes/Hommes. Et ce en tant que présidente d’association de droit de femmes, Vice Présidente de l’Association des conseillères et conseillers municipaux du Rhône.
J’ai poursuivi cette action au niveau européen, en tant que secrétaire générale de la coordination française du lobby européen des femmes, avec qui nous avons lancé la pétition 50/50 avant les élections européennes.
C’est d’ailleurs la raison principale de ma candidature aux élections européennes, face aux menaces envers les acquis féministes dus à la fois aux nouveaux entrants, à la montée des communautarismes et aux tentatives de dissoudre les droits des femmes dans les discriminations, comme si les femmes étaient une catégorie.
Je vous envoie ci-joint, l’article publié dans le blog www.europeennes2009.fr de Debout La République à ce sujet.
Je compte sur la prise de conscience des femmes face aux enjeux importants que je suis la seule à défendre, ce que je vérifie à chaque débat contradictoire auquel je suis invitée, sous les ricanements parfois d’autres femmes et hommes tête de liste des partis dominants.